La Bible ONT — מקרא הקדם

Sefar Gibbaraya 3

Les noms des puissants

Voici les noms des gibbaraya : Ohyah (Ohyah / אוהיה) [étymologie incertaine — racine hébraïque non identifiable avec certitude dans les fragments ; géant majeur lié aux songes], Hahyah/Ahyah (Hahyah/Ahyah / ההיה) [étymologie incertaine — vocalisation Hahyah/Ahyah laissée ouverte par les manuscrits ; frère d'Ohyah], fils de Shemikhazah [chef des 'irin (ch. 1)] ; Mahaway (Mahaway / מהוי) [mal'akh des gibbaraya — envoyé vers Khanokh pour recevoir l'interprétation ; envoi venant d'en bas, sans mandat divin — inversion de la structure du mal'akh YHWH], fils de Baraqel [l'un des 'irin, père de Mahaway] ; Gilgamesh (Gilgamesh / גלגמיש) [nom de mémoire mésopotamienne placé ici sous décret] ; Hobabish (Hobabish / חובבש) [nom étranger intégré à la mémoire des gibbaraya].

Ces noms furent grands parmi les hommes, mais leur shem (shem / שֵׁם) ne les établit pas dans le tsedeq (tsedeq / צֶדֶק) [ordre juste, conformité fonctionnelle au domaine assigné ; non pas justice abstraite grecque].

Ohyah était puissant parmi eux, et Hahyah/Ahyah son frère se tenait avec lui.

Mahaway était mobile entre les lieux, capable d'aller chercher réponse auprès de Khanokh lorsque les songes devinrent trop lourds.

Gilgamesh fut nommé parmi eux, et avec lui Hobabish.

Ces noms venus de la mémoire des nations furent pris dans le récit des gibbaraya et soumis à une autre lecture.

Ils ne furent pas célébrés comme héros d'épopée, mais placés sous le décret de celui qui ordonne les domaines.

Les gibbaraya se réunissaient en assemblée (kenishta / כנישתא) [assemblée de délibération ; ici pseudo-conseil des puissants, sans mandat royal légitime].

Ils parlaient comme ceux qui gouvernent, mais leur gouvernement n'avait pas été attribué.

Ils portaient des noms, mais leurs noms ne les inscrivaient pas dans l'ordre juste.

Alors leurs paroles commencèrent à changer. Auparavant, ils parlaient de force, de guerre et de prise ; puis ils parlèrent de songes (chelmin / חלמין) [rêves porteurs de décret dans l'imaginaire apocalyptique araméen], de signes, d'eau, de feu, de tablettes et de noms effacés.

La vision entra dans leur assemblée comme une limite que le bras ne pouvait briser.

Les fils de la démesure comprirent que la grandeur de leur chair ne suffisait pas contre une écriture céleste.

Notes philologiques

  • Les noms Ohyah, Hahyah, Mahaway, Gilgamesh et Hobabish sont attestés dans les fragments ou dans les traditions étroitement associées.
  • Les graphies araméennes sont données comme repères de niveau 3 ; les manuscrits étant fragmentaires, l'appareil critique complet exigerait une édition diplomatique. La vocalisation Hahyah/Ahyah est laissée ouverte.
  • Gilgamesh et Hobabish ne sont pas des importations héroïques célébrées ; ils sont réinterprétés dans un cadre juif de jugement. Hobabish est souvent rapproché de Humbaba dans la recherche moderne.

Notes ontologiques

  • Le shem peut être mémoire de puissance sans être établissement dans l'ordre.
  • L'assemblée des gibbaraya imite le conseil, mais sans mandat.
  • La vision limite la force : elle introduit un ordre que la puissance physique ne peut pas manipuler.

Parallèles bibliques éventuels

  • Bereshit 10:8-12 : Nimrod comme gibor.
  • Daniel 2 et 4 : songe, puissance, décret et interprétation.
  • 1 Khanokh 15-16 : impossibilité d'une place stable pour les gibbaraya.