La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Chorim

Prononciation

Cho-RIM — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le ch est un het : serre le fond de la gorge comme pour souffler sur une vitre, et souffle. Jamais le « ch » de « chat », qui se fait avec la langue à l'avant.

Le Shem

Un trou dans la roche.

(chor / חֹר) désigne le creux, la cavité, l'ouverture percée — le terrier où la bête se glisse, la faille où l'on se met à l'abri du vent. Les Chorim sont ceux du creux : ceux dont la demeure est dans la pierre, non posée dessus.

Il faut voir le pays pour entendre le nom. La montagne de Seir est un massif de grès rouge, tendre, strié, et le vent et l'eau y ont travaillé pendant des millénaires. On n'y bâtit pas d'abord : on y taille. On agrandit une cavité, on lisse une paroi, on creuse un escalier, et l'on obtient une maison qui n'a coûté aucune pierre. C'est le pays qui produira plus tard les façades taillées de Pétra, dans la même roche et par le même geste.

Un Shem qui dit l'habitat plutôt que l'ancêtre est rare dans le corpus. La plupart des peuples s'y nomment d'un père — les fils de Kenaʿan, les fils de Yavan. Ceux-ci se nomment de l'endroit où ils dorment.

Ce que le texte en dit, et pas davantage

Ils paraissent une fois, dans la campagne des quatre rois de l'orient, et la mention est une ligne d'itinéraire.

Kedorlaomer et ses alliés descendent en frappant tout ce qui se trouve sur leur route : les Refaim, les Zouzim, les ʾEmim — puis les Chorim dans leur montagne de Seir, jusqu'à ʾEl-Paran aux abords du désert. Quatre peuples anciens, quatre lieux, et pas un mot d'explication.

Le texte ne juge pas cette campagne. Il énumère, et l'énumération est elle-même l'information : elle dit l'étendue de ce que ces rois pouvaient balayer, et donc ce que ʾAvram affrontera avec trois cent dix-huit hommes.

Ceux qui étaient là avant

Leur fonction dans le corpus est celle d'un peuple d'avant, et ils la partagent avec les trois autres de la liste.

Le monde de *Bereshit* 14 n'est pas vide. Il est plein de peuples anciens, de stature redoutable ou de mémoire longue, que le récit nomme au passage sans les raconter. Ils ne sont pas les acteurs de l'alliance — ils sont le sol sur lequel elle sera posée, et le texte tient à ce qu'on sache qu'il y avait quelqu'un.

Et ils seront déplacés. *Deutéronome* 2:12 le dira sans détour : les fils d'Esav ont pris la montagne de Seir aux Chorim, comme Israel fera pour le pays de son héritage. Le rapprochement est du texte, non de nous — le corpus regarde sa propre installation à travers celle des autres, et ne se donne pas un régime à part.

Ce que la fiche porte, et ce qu'elle attend

Elle repose sur une seule mention, *Genèse* 14:6, et sur ce que *Devarim* 2 en dira. Le second n'est pas écrit ; quand il le sera, ce Shem gagnera ce qui lui manque aujourd'hui — le récit de leur déplacement, et le regard que le corpus porte dessus.

Voir aussi

Leur montagne : Seir, le massif de grès qui leur donne leur nom autant qu'il les abrite.

Les autres peuples anciens de la même campagne : Refaim, Zouzim, ʾEmim — tous nommés en passant, tous frappés, aucun raconté.

Ceux qui les balaient : Kedorlaomer et ses trois alliés, ʾAmrafel, ʾAryokh, Tidʿal.

Source

2752 · חֹרִי