Nom propre
Yishmaʿel
Prononciation
Yish-ma-ʿEL — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).
Le sh est un shin : c'est le « ch » de « chat » — dans l'ONT, c'est sh qui porte ce son, jamais ch.
Le ' est un alef ou ayin : un petit arrêt de la glotte qui coupe la syllabe, comme dans « ah ! ah ! » prononcé nettement.
Le Shem
De shamaʿ (shamaʿ / שָׁמַע) — entendre — et d'ʾEl. ʾEl entend, ou ʾEl a entendu.
C'est un Shem théophore, et il est donné avant la naissance : l'existence même de cet enfant dira un acte de YHWH.
Ce que le corpus en fait
Le nom est prononcé par le malʾakh, dans le désert, à une Hagar en fuite : tu appelleras son Shem Yishmaʿel, car YHWH a entendu ton affliction.
Regardez ce que ça pose. Ce n'est pas la mère qui nomme, comme Chavah le fit pour Qayin. C'est l'envoyé, et il explique le nom par ce que YHWH a déjà fait.
Et ce qu'il a entendu, c'est l'affliction d'une shifchah égyptienne sans droits. Le Shem garde donc, pour toujours, le cri de celle qui n'avait personne.
Le malʾakh annonce aussi ce qu'il sera : un onagre d'homme, sa main contre tous et la main de tous contre lui, et il demeurera en face de tous ses frères. Le corpus ne le condamne pas — il décrit une liberté rétive, et il la place en face, non à l'écart.
ʾAvraham le circoncira à treize ans, dans la même journée que lui-même.
Voir aussi
Sa maison : Hagar sa mère, ʾAvraham son père, Sarai la maîtresse de sa mère, Yitschaq son frère.
Où il est nommé : près du puits de Beer-lachai-roi, dans le désert de Shur.
Source
3458 · יִשְׁמָעֵאל