La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Mechouyael

Prononciation

Me-chou-YAËL — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le ch est un het : serre le fond de la gorge comme pour souffler sur une vitre, et souffle. Jamais le « ch » de « chat », qui se fait avec la langue à l'avant.

Le Shem

Un nom composé, et le second élément est ʾEl. C'est la première fois dans cette lignée qu'un Shem porte le divin en lui.

Le premier élément vient de machah (machah / מָחָה) — effacer, essuyer jusqu'à faire disparaître. C'est le verbe même de ce que le mabbul fera plus tard de la terre habitée : effacer ce qui était écrit dessus.

D'où un nom qui se lit frappé d'El ou effacé par ʾEl, et l'hébreu ne choisit pas entre les deux. La règle de l'ONT est de maintenir l'ambiguïté quand le texte la maintient.

Le divin dans la ligne du banni

Quatrième dans la ligne de Qayin. Il engendre Metoushael, dont le Shem portera ʾEl lui aussi.

Deux générations de suite, donc, dans la lignée de celui qui fut chassé de la face de YHWH. C'est facile à manquer, et le texte n'y insiste pas — mais il faut le relever : la lignée du banni n'est pas une lignée sans ʾElohim.

Elle bâtit des villes, elle travaille le métal, elle fait de la musique, et elle nomme ses fils avec ʾEl.

Ce qu'elle ne fait pas, c'est appeler. L'invocation du Shem de YHWH commence ailleurs, dans l'autre ligne, au temps d'ʾEnosh — celui dont le nom dit la fragilité. Porter le divin dans son nom et l'invoquer sont deux choses différentes, et le chapitre les sépare.

Voir aussi

Sa ligne : ʿIrad son père, Metoushael son fils, puis Lamekh-fils-de-Metoushael.

Ce que son Shem touche : le mabbul, qui effacera — même verbe —, et ʾEnosh, au temps de qui l'on commence à invoquer.

Source

4232 · מְחוּיָאֵל