La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Lamekh-fils-de-Metoushelach

Prononciation

La-MEKH — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le kh est un khaf : frottement contre le palais mou — le ch de l'allemand Bach. Ni un k, ni un « ch » de « chat ».

Le Shem

Le nom s'écrit (Lamekh / לֶמֶךְ), et son étymologie se dérobe — les racines proposées restent des conjectures.

C'est le même Shem que porte Lamekh-fils-de-Metoushael, dans l'autre lignée. Le corpus le relève lui-même et en tire une conclusion qu'il ne faut pas manquer : la lignée de Shet n'échappe pas aux noms de la lignée de Qayin — l'humanité reste une, même divisée.

Celui qui nomme le repos

Ce qu'il fait tient en un verset, et c'est considérable.

Il engendre un fils et le nomme Noach, en disant : celui-ci nousnachamera de notre ouvrage et de la peine de nos mains, à cause de l'adamahque YHWH a frappée de dysfonctionnement.

Il faut entendre ce qu'il y a dans cette phrase. Elle nomme le mal exact dont sa génération souffre : non le péché, non la violence — le sol qui résiste, depuis la sentence de *Bereshit* 3 et celle de Qayin. Des siècles de labeur sur une adamah qui ne rend plus sa force.

Et elle formule une attente. Il ne prophétise pas ; il nomme son fils de ce qu'il espère. Le Shem est une demande adressée à l'avenir.

Deux Lamekh, deux poèmes

Le rapprochement est le vrai sujet de cette fiche, parce que le corpus l'a construit.

Les deux Lamekh sont les seuls hommes d'avant le mabbul à qui le texte prête une parole développée. Et ce sont deux paroles opposées.

Celui de la ligne de Qayin chante : j'ai tué un ʾish pour ma blessure — il s'attribue une protection qu'on ne lui a pas donnée et la multiplie par onze.

Celui-ci dit : celui-ci nous soulagera. L'un se venge, l'autre attend d'être nacham. Le même Shem, deux façons de se tenir dans un monde qui résiste.

Voir aussi

Le même Shem, porté par un autre : Lamekh-fils-de-Metoushael, et son chant de vengeance.

Sa maison : Metoushelach son père, Chanokh-qui-marche-avec-Elohim son grand-père, Noach son fils.

Ce que sa parole touche : le nacham, dont c'est le premier emploi du corpus, et l'adamah frappée depuis *Bereshit* 3.