La Bible ONT — מקרא הקדם

Intraduisible

ʿOlah

עֹלָה

Olah

Formes : ʿOlah, ʿolah, ʿOlot, ʿolot

Prononciation

o-LA — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le h final est un he, et il ne se prononce pas : c'est une lettre-support, qui porte la voyelle sans ajouter de son. On dit o-LA. Ne pas l'aspirer — et ne pas le confondre avec le he initial de hineni, qui s'entend, lui.

Une bête est placée sur le mizbeach, et le feu la prend tout entière. Rien n'est mis de côté, rien n'est mangé, rien ne revient à personne — et de tout cela il ne reste qu'une chose qui bouge : la fumée qui monte.

Le nom de l'offrande vient de là. La racine alah veut dire monter, s'élever ; l'olah est celle qui monte. Le mot ne décrit ni la mort de la bête, ni son sang, ni le geste du Kohen : il décrit la direction.

C'est ce que les deux traductions courantes perdent, chacune à sa façon. « Holocauste » est un mot grec — holo-kauston, brûlé en entier — qui décrit le sort de la bête, et qui traîne depuis le vingtième siècle une charge historique telle qu'aucun lecteur français ne peut plus l'entendre autrement. « Offrande consumée » décrit aussi la combustion. Ni l'une ni l'autre ne dit ce que le mot hébreu dit : ce qui va vers le haut.

Sa première apparition dans le corpus se situe à un endroit qui compte. Noach sort de l'arche sur une terre vide de tout, où plus rien n'a été fait de mémoire d'homme. Son premier geste n'est ni de bâtir, ni de semer, ni de compter ce qui reste : il dresse un mizbeach et fait monter des olot. Ce n'est pas une action de grâce au sens d'un merci — c'est l'acte inaugural d'un monde qui recommence, et la berith vient juste après.

Et le texte ajoute une phrase qui déroute : YHWH respira l'odeur apaisante. Le verbe vient de רו״ח, les consonnes de la Ruach. Ce qui montait de la Terre est reçu par un souffle — l'offrande et celui qui la reçoit partagent la même racine.

Pluriel ʿolot. Le corpus la laisse en hébreu partout.

Source

5930 a · עֹלָה

Dans le corpus

13 occurrences