La Bible ONT — מקרא הקדם

Intraduisible

ʿof

עוֹף

créatures ailées

Prononciation

OF — une syllabe.

Le mot vient du verbe qui veut dire voler. Un of (ʿof / עוֹף) est littéralement ce qui vole — et le corpus en fait la catégorie des habitants du domaine aérien.

Ce n'est donc pas « les oiseaux ». Notre mot désigne une classe d'animaux, définie par des plumes et un bec ; le of est défini par ce qu'il fait et où il le fait. Ce qui traverse l'air relève de cette catégorie, plumes ou non — et les listes du corpus y rangent des choses qu'un naturaliste séparerait.

Le classement du premier chapitre est tout entier de cette sorte. Chaque domaine reçoit ses habitants, nommés par leur manière de l'occuper : les eaux ont le sherets qui grouille et les tanninim immenses, la terre a la behemah qu'on mène, le remes qui circule au ras du sol, la chayah du dehors. Et l'air a le of.

Le texte prend soin de préciser où il vole : sur la face du raqiaʿ, dans les Cieux. Pas dans les shamayim proprement dits, qui sont au-dessus de la surface — contre elle, en dessous. Le of occupe l'intervalle, il ne franchit pas le plafond. Chacun son étage, et la précision n'est pas décorative : ce qui franchit les domaines produit ce qu'ont produit les ʿirin.

Il partage d'ailleurs son jour avec les vivants des eaux, ce qui étonne toujours — jusqu'à ce qu'on voie la structure. Les trois premiers jours délimitent trois domaines : la lumière et l'obscurité, les eaux d'en haut et d'en bas, le sec. Les trois suivants les peuplent, dans le même ordre : luminaires, puis vivants des eaux et de l'air, puis vivants de la terre. Le cinquième jour peuple le deuxième — d'où poissons et oiseaux ensemble.

Un mot voisin, kanaf, désigne l'aile : ce qui permet d'habiter ce domaine-là.

Source

5775 · עוֹף