La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Tsillah

Prononciation

Tsil-LA — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le ts est un tsade : d'un seul geste, comme dans « tsar ».

Le h final est un he, et il ne se prononce pas : c'est une lettre-support, qui porte la voyelle sans ajouter de son. On dit Tsil-LA. Ne pas l'aspirer — et ne pas le confondre avec le he initial de hineni, qui s'entend, lui.

Le Shem

De tsel (tsel / צֵל) — l'ombre. Et l'ombre, dans ce monde-là, n'est pas la part sombre de quelque chose.

Sous ce climat, l'ombre est ce qui protège. Elle est la condition pour tenir la journée, ce qu'on cherche à midi, ce qui rend un lieu habitable. Se tenir à l'ombre de quelqu'un, dans cette langue, veut dire être sous sa garde — et le corpus emploiera l'image pour YHWH lui-même.

Le français fait de l'ombre un manque de lumière. L'hébreu en fait un abri.

L'ombre qui enfante le tranchant

Seconde des deux ʾishah de Lamekh-fils-de-Metoushael, nommée après ʿAdah. Comme elle, son Shem dit une qualité perçue et non une fonction.

Elle enfante Tuval-Qayin, celui qui aiguise tout instrument de bronze et de fer, et Naʿamah, dont on ne dit rien.

Posez les deux faits l'un contre l'autre : celle dont le nom dit l'abri met au monde celui qui donne aux hommes les lames. Le texte n'établit aucun lien, et il serait imprudent d'en fabriquer un — mais il a mis ces mots-là dans cette phrase-là, et le lecteur hébreu les entendait tous les deux.

C'est devant elle et devant ʿAdah que son ʾish chante avoir tué pour une blessure. Les deux femmes dont les noms disent la parure et la protection écoutent le premier poème de sang du corpus.

Voir aussi

Sa maison : Lamekh-fils-de-Metoushael son ʾish, ʿAdah l'autre ʾishah, Tuval-Qayin et Naʿamah ses enfants.

Ce que son Shem touche : celui d'ʿAdah et celui de Naʿamah — les trois femmes de cette lignée, nommées par ce qu'elles sont.

Source

6741 · צִלָּה