Nom propre
Mikhaʾel
Prononciation
Mi-kha-ʾEL — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).
Le kh est un khaf : frottement contre le palais mou — le ch de l'allemand Bach. Ni un k, ni un « ch » de « chat ».
Le ' est un alef ou ayin : un petit arrêt de la glotte qui coupe la syllabe, comme dans « ah ! ah ! » prononcé nettement.
Le Shem
(Mikhaʾel / מִיכָאֵל). Un nom qui est une question, et c'est rare : mi — qui — kha — comme — El.
Qui est comme ʾEl ?
Ce n'est pas une affirmation de supériorité. C'est une interrogation portée en permanence, et celui qui s'appelle ainsi la pose à chaque fois qu'on le nomme.
Ce que le corpus en fait
Il est le premier malʾakh nommé de l'ONT, dans Toledot Adam ve-Chavah, et le corpus le donne posté à la garde.
Un malʾakh n'est pas défini par sa nature mais par sa mission — de laʾakh, envoyer. Qu'il porte un nom ne change pas cela : il reste l'envoyé-mandaté, et son Shem est un nom propre, non un intraduisible.
C'est une distinction que le §2.5 tient : `malʾakh` est la fonction, Mikhaʾel est celui qui l'exerce. Le corpus nomme peu d'envoyés ; quand il le fait, il ouvre une décision qui revient à l'auteur.
Dans la tradition qui suit, il sera l'un des quatre du Conseil céleste, avec Rafaʾel.
Voir aussi
Les autres envoyés nommés : Rafaʾel, et Yahoʾel dans le Chazon Avraham.
Ce qu'il exerce : la fonction de malʾakh.
Ceux qui gardent avec lui : les Keruvim.
Source
4317 · מִיכָאֵל