Nom propre
Malki-tsedeq
Prononciation
Mal-KI tse-DEQ — 2 mots, chacun accentué sur sa dernière syllabe, qui est la règle générale (§2.12).
Le ts est un tsade : d'un seul geste, comme dans « tsar ».
Le q est un qof : un k produit tout au fond, contre la luette.
Le Shem
(Malki-tsedeq / מַלְכִּי-צֶדֶק). Un nom composé et transparent : malki — mon roi ou roi de — et tsedeq, l'ordre juste. Roi de justice, ou mon roi est tsedeq.
Il est roi de Shalem, dont le Shem dit la plénitude, l'entier — et qui deviendra Yeroushalayim.
Ce que le corpus en fait
Il apparaît en trois versets et disparaît, et c'est l'une des figures les plus étranges du corpus.
Il est kohen de ʾEl ʿElyon — premier emploi des deux termes dans l'ONT. Il sort à la rencontre d'ʾAvraham qui revient de la guerre des rois, apporte du pain et du vin, et le dote au nom de ʾEl ʿElyon, fondateur et maître des Cieux et de la Terre.
Et ʾAvraham lui donne le dixième de tout.
Ce qu'il faut relever : il n'appartient à aucune lignée nommée. Le corpus ne dit ni son père, ni sa mère, ni sa mort. Dans un livre qui est fait de généalogies, c'est une absence assourdissante — et la règle de l'ONT est de ne pas la combler.
Et ʾAvraham fait alors quelque chose de décisif : il identifie ʾEl ʿElyon à YHWH. Il prononce j'ai levé la main vers YHWH, ʾEl ʿElyon, fondateur des Cieux et de la Terre. Le titre du roi-kohen et le Nom se rejoignent dans sa bouche.
Voir aussi
Ce qu'il porte : ʾEl ʿElyon, kohen, tsedeq — trois premiers emplois.
Qui le rencontre : ʾAvraham, au retour de la guerre des rois.
Sa ville : Shalem, qui deviendra Yeroushalayim.
Source
4442 · מַלְכִּי־צֶדֶק
Un seul numéro, pour un nom que le témoin écrit en plusieurs mots. Il marque le premier segment d'un `+` et donne le numéro au dernier — Bereshit 14:18 :
וּמַלְכִּי[4442+] צֶדֶק[4442]
Le `+` dit « ce mot continue », non un autre lemme.