La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Tsoʿar

Prononciation

Tso-ʿAR — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le ts est un tsade : d'un seul geste, comme dans « tsar ».

Le ' est un alef ou ayin : un petit arrêt de la glotte qui coupe la syllabe, comme dans « ah ! ah ! » prononcé nettement.

Le Shem

(Tsoʿar / צֹעַר). De tsaʿar — être petit. La petite, et le nom vient d'une phrase.

Le corpus l'écrit de deux façons, et les deux sont justes : צֹעַר et צוֹעַר. Ce n'est pas une hésitation — c'est l'hébreu qui écrit ses voyelles longues tantôt avec leur lettre-support, tantôt sans, et les deux formes sont attestées au même titre dans le texte reçu. La seconde est celle du verset qui donne le nom ; la première est celle qu'on trouve partout ailleurs.

Le lecteur qui touche l'une ou l'autre arrive ici : c'est la translittération qui mène à une fiche, non l'écriture, et elle est la même des deux côtés.

Ce que le corpus en fait

C'est Lot qui le donne, et la scène est étrange.

Les malʾakhim le pressent de fuir vers la montagne. Il refuse — il a peur que le mal ne l'atteigne et qu'il ne meure. Et il négocie : voici, cette ville est proche pour y fuir, et elle est petite ; que je m'y sauve, n'est-elle pas petite ?

La ville reçoit son Shem de l'argument par lequel il l'obtient.

Et il y monte, puis il en sort quand même, parce qu'il a peur d'y habiter — et il finit dans une grotte de la montagne, celle-là même qu'il avait refusée.

Le corpus ne commente pas. Il enregistre qu'un homme a négocié un refuge, l'a obtenu, et n'y est pas resté.

Voir aussi

Qui la nomme : Lot, en la demandant.

Ce qu'elle échappe : le mishpat sur Sedom et ʿAmorah.

Source

6820 · צוֹעַר