La Bible ONT — מקרא הקדם

Intraduisible

neqevah

נְקֵבָה

femelle

Prononciation

NE-QÉ-VAH — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le premier e est un shva mobile : une voyelle très brève, presque avalée. Le q est un qof, produit contre la luette. Le h final ne se prononce pas.

(Le corpus écrivait `nqevah`, sans cette première voyelle — corrigé le 8 septembre 2026 : un shva mobile se note `e`.)

Ce que le mot dit

Neqevah (נְקֵבָה) désigne la femelle, chez l'animal comme chez l'humain. Comme zakhar, c'est un terme biologique et fonctionnel, non social.

Sa racine est נָקַב — percer, trouer, marquer d'un creux. Le mot décrit donc une conformation, pas un rôle : il dit ce que le corps est, non ce qu'il doit faire.

Ce qu'il ne dit pas

Et c'est ce qui importe le plus, parce que le français nous fait entendre autre chose.

Il ne dit aucune subordination. Il ne dit aucune fonction domestique. Il ne dit aucun caractère. C'est un mot de zoologie autant que d'anthropologie, et le corpus l'emploie sans distinction pour les bêtes de la tevah et pour l'ʾadam.

Les mots qui portent un rôle social existent par ailleurs — ʾishah en est un, et c'est un autre registre. Confondre les deux est une erreur de couche.

Le couple, et ce qu'il porte

Le récit d'ouverture dit que l'ʾadam est fait zakhar et neqevah, et que c'est ainsi qu'il porte le tselem.

Le texte ne répartit pas : il n'attribue pas l'image à l'un et l'accompagnement à l'autre. Il dit que la dualité elle-même est le lieu de la ressemblance. Et il le dit avec deux mots qui ne parlent que de corps.

Ce sur quoi cette fiche repose

*Genèse* 1:27 et 5:2, les listes du mabbul, et la racine נָקַב attestée pour le percement au-delà de cet emploi.

Formes

neqevah · neqevot · haneqevah · uneqevah

Source

5347 · נְקֵבָה