La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Nahon

Prononciation

Na-HON — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Le h est un he : un vrai souffle, comme le h de l'anglais house. Il se prononce — il n'est pas muet comme en français.

La voyelle devant le n n'est pas nasale : on détache, jamais le « on » de « bon » ni le « an » de « banc ».

Le dieu de fer, et ce qu'on trouve à ses pieds

Il ne parle pas, il n'agit pas, et le récit ne dit rien de lui — sauf une chose, qui suffit : c'est à ses pieds qu'on trouve Merumath tombé.

Un dieu de pierre gisant face contre terre devant un dieu de fer. La position est exactement celle que l'homme prend devant YHWH, et que prendra ʾAvraham lui-même en *Genèse* 17:3. Personne ne l'y a mis. La scène est là quand l'enfant entre, et c'est par elle que le livre commence.

Trois manuscrits, trois noms

Le témoin le plus ancien l'appelle Naviison, un deuxième Nahon, un troisième Nahin. L'ONT garde la forme de l'édition retenue et signale l'écart plutôt que de choisir en silence (§4.11).

Cette divergence dit quelque chose du livre : il ne nous parvient qu'en slavon, par six manuscrits, et aucun nom d'idole n'y est stable. Ceux dont l'hébreu se laisse remonter — Merumath, Barisat — le sont parce que leur sens les tient ; celui-ci n'a que sa graphie, et sa graphie flotte.

Pourquoi il n'a pas de Shem hébreu

Aucun n'est proposé, et c'est délibéré. Le livre n'existe dans aucune langue qui soit la sienne : toute translittération y est une restitution raisonnée, jamais une lecture de manuscrit. On restitue quand la chaîne donne quelque chose — et ici elle ne donne rien.

Ce que la fiche porte, et ce qui reste à venir

Elle repose sur le chapitre I du Chazon Avraham et sur l'apparat critique de son édition allemande. Si la lecture automatique du slavon aboutit, le nom sera à revoir en premier : c'est celui sur lequel les témoins s'accordent le moins.

Voir aussi

Merumath, qu'on trouve à ses pieds. Barisat, Zucheus, Joavon — les autres dieux de l'atelier, rangés par ce que vaut leur matière.