Nom propre
Joavon
Prononciation
Jo-a-VON — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).
La voyelle devant le n n'est pas nasale : on détache, jamais le « on » de « bon » ni le « an » de « banc ».
L'argent, et le passage que le plus ancien témoin n'a pas
Il vient avec Zucheus dans la pesée des dieux : l'or et l'argent au-dessus de la pierre et du bois.
Mais il faut le dire au lecteur : le passage où il paraît manque au manuscrit le plus ancien. Deux autres le portent, et l'éditeur y voit une addition tardive — il le juge d'ailleurs obscur jusque dans son texte. L'ONT le restitue et le signale, comme partout : on rend le témoin, on ne reconstruit pas un original (§4.11).
Son nom flotte lui aussi : Joauv, Joav, Jav selon les manuscrits.
Ce que le passage ajoute, et qui vaut d'être lu
Une seule chose, et elle est belle : c'est le seul moment du livre où l'on regarde l'arbre.
Avant d'être un dieu, Barisat était un pin debout — enraciné sur la terre, grand et admirable, avec la kavod de ses branches et de ses fleurs. Il avait une kavod : celle d'un arbre, qui est réelle et qui est la sienne.
Puis on l'a abattu à la hache. Et la phrase qui suit est celle qu'il faut retenir : la hache ne l'a pas élevé au rang de dieu — elle l'a fait descendre du rang d'arbre.
Ce que la fiche porte, et ce qui reste à venir
Elle repose sur le chapitre VI du Chazon Avraham, dans un passage dont l'authenticité est douteuse et déclarée telle. Aucun Shem hébreu n'est proposé.
Voir aussi
Zucheus, l'or, avec qui il se tient. Barisat, le pin qu'on abat. kavod — la seule fiche qui explique pourquoi un arbre en a une et pas une idole.