La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Barisat

Prononciation

Ba-ri-SAT — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

Fils du feu

Un enfant ramasse les copeaux de l'atelier de son père pour allumer le feu de midi. Sous les éclats, il trouve un petit dieu de pin couché à sa gauche, et sur le front on a écrit son nom — parce que sans cette inscription, rien ne le distinguerait d'un morceau de bois.

Le nom se lit en araméen : bar 'ishta (בַּר אִשְׁתָּא), fils du feu.

Retenez-le, parce que le récit ne vous le rappellera pas. On va poser ce dieu devant les flammes pour qu'il les garde. Et le feu va le manger.

L'obéissance qui démontre

Ce que fait l'enfant n'est pas une farce. Il applique à la lettre ce que l'atelier prétend : si c'est un ʾelohim, on lui adresse la parole et on lui confie une charge. Il lui parle, il lui donne un ordre, et il lui dit même quoi faire s'il échoue — s'il vient à s'éteindre, souffle dessus, qu'il reprenne.

C'est une consigne complète, praticable, telle qu'on la donnerait à un apprenti. Et ce qui la rend démonstrative est qu'elle ne demande rien d'extraordinaire : souffler sur des braises est à la portée d'un enfant.

Il revient. Barisat est tombé à la renverse, les pieds dans le feu, affreusement brûlé. Puis il devient cendre pendant que l'enfant parle.

Ce que le père en fait, et qui le condamne

Terach ne se trouble pas. Il conclut : grande est la puissance de Barisat ! J'en ferai un autre aujourd'hui, et demain il préparera ma nourriture.

Un dieu remplaçable à la journée, dont l'office est de chauffer un repas. Il vient de dire, pour le défendre, exactement ce que son fils cherchait à lui faire dire.

Ce que la fiche porte, et ce qui reste à venir

Elle repose sur le chapitre V du Chazon Avraham et sur la rétroversion araméenne de son éditeur. *Ésaïe* 44:15 — l'homme qui prend du bois, s'en chauffe, en cuit son pain, et du reste se fait un dieu — porte le même raisonnement dans le corpus même ; la fiche sera reprise quand ce chapitre sera écrit.

Voir aussi

Merumath, la pierre dont le nom dit aussi ce qu'elle est. Zucheus et Joavon, l'or et l'argent contre lesquels on le pèse. Terach qui le taille, ʾAvraham qui le pose devant le feu.