Nom propre
Zucheus
Prononciation
Zou-che-OUS — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).
Le ch est un het : serre le fond de la gorge comme pour souffler sur une vitre, et souffle. Jamais le « ch » de « chat », qui se fait avec la langue à l'avant.
Le u se dit « ou », comme dans « loup » — jamais le u français de « lune ».
Le dieu d'or, et pourquoi il gagne
Il appartient à Haran, le frère d'ʾAvraham, et il se tient dans le temple consacré. Quand l'enfant veut montrer à son père que son propre dieu ne vaut rien, c'est celui-ci qu'il met dans l'autre plateau.
L'argument est d'un artisan, et il est imparable dans ses propres termes : Zucheus est fait d'or, que les gens estiment beaucoup, et quand il vieillira on le refondra. Merumath, lui, est de pierre : abîmé, il ne sera pas renouvelé.
Ce qui décide de la dignité d'un dieu, dans cette maison, c'est donc sa réparabilité. L'enfant vient de faire dire à l'échelle de son père qu'un dieu vaut exactement ce que vaut sa matière.
L'échelle qu'il sert à monter, et qui casse
ʾAvraham ne conteste pas encore. Il se sert de l'échelle : l'or au-dessus de l'argent, l'argent au-dessus de la pierre, la pierre au-dessus du bois. Il la mène jusqu'où elle casse — et elle casse en haut, parce que celui qui s'y trouve est seulement plus cher.
C'est alors qu'il en change et passe aux éléments : le feu, l'eau, la terre, les luminaires. Là non plus il ne trouvera personne, et il finira par demander que celui qu'il cherche se laisse voir de lui-même.
Ce que la fiche porte, et ce qui reste à venir
Elle repose sur le chapitre VI du Chazon Avraham. Aucun Shem hébreu n'est proposé : la forme ne nous vient que du slavon, et la chaîne ne donne rien à remonter.
Voir aussi
Joavon, l'argent, qui se tient avec lui au-dessus des autres. Merumath la pierre et Barisat le bois, qu'il surpasse. Haran, son propriétaire — que le témoin nomme aussi Ora et Oron. Et kavod, le mot que l'enfant emploie pour peser.