La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

ʿEden

Prononciation

E-DEN — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

La voyelle devant le n n'est pas nasale : on détache, jamais le « on » de « bon » ni le « an » de « banc ».

Le Shem

(ʿEden / עֵדֶן) — d'une racine qui dit le délice, la profusion, et peut-être aussi, par un mot voisin, la steppe fertile.

Ce que le corpus en fait

Le corpus le nomme ici comme une mesure.

Quand Lot lève les yeux sur la plaine du Yarden, le texte dit qu'elle est bien arrosée comme le jardin de YHWH, comme le pays de Mitsrayim — et il précise : avant que YHWH ne détruise Sedom et ʿAmorah.

Trois choses dans une phrase. La plaine ressemble à Eden. Elle ressemble aussi à Mitsrayim, le pays d'où l'on remonte. Et le narrateur annonce déjà sa destruction.

Eden sert donc ici de terme de comparaison pour ce qui va être détruit. Le lecteur qui connaît la suite entend l'ironie ; celui qui la découvre voit seulement que c'est beau.

C'est la manière du corpus quand il tient quelque chose de lourd : il le dit dans une incise.

Voir aussi

Où le corpus l'a d'abord posé : *Bereshit* 2 et 3, le Jardin et la porte gardée.

Ce à quoi il sert de mesure : la plaine du Yarden, Sedom et ʿAmorah.

Source

5731 b · עֵדֶן