Nom propre
Youval
Prononciation
You-VAL — deux syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).
Le Shem
De yuval (yuval / יוּבָל) — ce qui coule, le courant. Frère de Yaval, et les deux noms font presque le même son : deux façons de conduire, l'une des bêtes, l'autre du son.
Le père de ceux qui jouent
Il est dit père de tous ceux qui manient la lyre et la flûte.
Pas l'inventeur d'un instrument : le père de ceux qui en jouent, la source d'où descend un geste humain. La distinction compte — le corpus ne raconte pas une invention technique, il fonde une pratique.
Et les deux instruments nommés ne sont pas un exemple : ils couvrent tout ce qu'on peut faire. La corde qu'on pince et le souffle qu'on pousse. Le texte ne dit pas « la musique » ; il donne les deux extrémités et laisse le lecteur comprendre l'ensemble, exactement comme il fait des Cieux et de la Terre.
Ce qu'il tient dans le tableau
Sa place est ce qui frappe. Il est entre l'homme qui vit sous la tente et celui qui forge le fer, et les trois sont nommés dans le même souffle.
Ce qu'on emporte, ce qu'on joue, ce qui tranche : la ligne du banni donne au monde ses trois choses, et la musique est au milieu. Le corpus ne la met ni au-dessus ni en dessous des deux autres. Elle est une façon d'habiter, au même rang que la tente et la lame.
Voir aussi
Sa maison : ʿAdah sa mère, Lamekh-fils-de-Metoushael son père, Yaval son frère, Tuval-Qayin et Naʿamah du second lit.
Ce que sa fondation touche : le chant de son père, premier poème du corpus — et le premier à dire le sang.
Source
3106 · יוּבָל