La Bible ONT — מקרא הקדם

Intraduisible

tov meʾod

טוֹב מְאֹד

tov meʾod

Prononciation

tov me-OD — 2 mots, chacun accentué sur sa dernière syllabe, qui est la règle générale (§2.12).

Sept fois dans le premier chapitre, ʾElohim examine et constate : tov. Une fois, une seule, la formule change — et c'est à la fin, quand il regarde tout ce qu'il a fait : tov meʾod (tov meʾod / טוֹב מְאֹד).

Meod est l'intensificateur : beaucoup, fort, extrêmement. Mais il ne s'agit pas ici d'un degré supérieur du même constat, comme on dirait très bien après bien. Regarde sur quoi il porte.

Les sept premiers tov portent chacun sur une pièce : la lumière, la séparation des eaux, le sec, les luminaires, les vivants des eaux, ceux de la terre. Chaque fois, une chose est ajustée à sa destination. Le tov meʾod ne porte sur aucune pièce en particulier : il porte sur l'ensemble, en tant qu'ensemble.

Ce que le texte constate à ce moment-là, c'est donc autre chose que la somme des constats précédents. C'est que les pièces fonctionnent ensemble — que les luminaires règlent les temps où les vivants se reproduisent, que le sec porte ce qui nourrit, que chaque domaine tient ses habitants et que le représentant du souverain est en poste au centre. Non pas sept réussites côte à côte : une intégration.

C'est pourquoi le corpus ne réemploie jamais l'expression. Elle ne qualifie pas un objet, si excellent soit-il — elle qualifie un système complet en état de marche, et il n'y en a qu'un.

Et cela éclaire, par contraste, le seul lo tov du récit : l'adam seul. Rien n'est cassé dans la pièce, tout y est tov. Ce qui manque est de l'ordre de l'ensemble — une intégration incomplète. Le premier défaut du monde n'est pas une faute : c'est un système qui n'est pas encore meod.

Source

2896 a + 3966 · טוֹב מְאֹד

Dans le corpus

6 occurrences