La Bible ONT — מקרא הקדם

Nom propre

Fandana

Prononciation

Fan-da-NA — trois syllabes, accent sur la dernière, qui est la règle générale (§2.12).

La voyelle devant le n n'est pas nasale : on détache, jamais le « on » de « bon » ni le « an » de « banc ».

D'où viennent les marchands

Un enfant conduit un âne chargé de cinq dieux vers l'auberge, pour les vendre. Sur la route, il croise des marchands venus de Fandana en ʾAram, avec des chameaux, qui descendent vers Mitsrayim pour commercer.

Ce sont eux qui achèteront les débris.

Probablement Paddan-Aram, et pourquoi on ne le remplace pas

L'éditeur du livre le note : Fandana recouvre selon toute vraisemblance Paddan-Aram — la « plaine d'Aram » de *Genèse* 25:20 —, le pays de la parenté d'ʾAvraham, celui d'où viendra l'épouse de Yitschaq, et où son petit-fils servira quatorze ans.

L'ONT garde pourtant la forme du témoin. La raison est de méthode : signaler une identification n'est pas l'imposer. Remplacer le nom donnerait au lecteur une certitude que la chaîne ne porte pas — six manuscrits slavons, deux traductions savantes, et un éditeur qui écrit « probablement ».

Ce que la route dit du récit

Elle n'est pas décorative. C'est la route des caravanes, celle que descendront les marchands d'épices auxquels un homme sera vendu par ses propres frères (*Genèse* 37:25).

Le livre ne place donc pas sa scène dans un ailleurs mythique : il la met sur une route qui existe, à l'heure où des bêtes chargées la remontent. Et c'est un chameau de cette caravane qui, en criant, fera fuir l'âne et briser trois dieux.

Ce que la fiche porte, et ce qui reste à venir

Elle repose sur le chapitre II du Chazon Avraham et sur la note de son éditeur. Le jour où *Bereshit* 25 sera écrit, l'identification à Paddan-Aram pourra être reprise depuis le corpus lui-même.

Voir aussi

ʾAram, le pays. Mitsrayim, où va la caravane. Gur, le fleuve où finissent les débris.